Créer une société en Israël en 2026 : chevra ba'am ou indépendant, fiscalité, coûts et étapes

En Israël, mettre son activité en société ne fait pas baisser l'impôt par magie : 23 % sur le bénéfice puis 30 % sur le dividende font plus que le taux moyen d'un indépendant. La société a d'autres mérites, et quelques pièges nouveaux depuis 2025. Voici comment trancher, et comment la créer.

L'essentiel

La société israélienne courante est la chevra ba'am (חברה בע"מ, société à responsabilité limitée), créée en quelques jours au registre des sociétés avec un avocat, pour environ 3 000 ₪ de frais officiels. Son bénéfice est imposé à 23 %, et ce qui est distribué au dirigeant-actionnaire supporte ensuite 30 % de retenue sur dividende : 46,1 % au total, davantage que le taux moyen d'un indépendant jusqu'à des revenus très élevés. La société vaut le coup quand on laisse une partie du bénéfice dedans, quand on emploie, quand la responsabilité limitée ou l'image compte. Depuis 2025, la réforme des « sociétés portefeuille » retire l'avantage aux sociétés qui ne font qu'habiller une prestation personnelle. Un olé peut créer dès l'arrivée, mais sa société israélienne n'a aucune exonération.

Chiffres clés 2026

Impôt sur les sociétés
23 %
Dividende (actionnaire ≥ 10 %)
30 %
Dividende (actionnaire < 10 %)
25 %
Charge totale si tout est distribué
46,1 %
Frais d'immatriculation
≈ 2 900 ₪
TVA
18 %

Les formes possibles

Pour une activité en Israël, quatre cadres existent, du plus simple au plus lourd :

CadrePour quiImpositionResponsabilité
Osek paturIndépendant sous ≈ 120 000 ₪ de chiffre d'affaires, pas de TVA facturéeImpôt sur le revenu personnel + Bituach LeumiIllimitée
Osek morshéIndépendant au-dessus du plafond, ou profession exclue de l'osek paturIdem, avec TVAIllimitée
Chevra ba'amActivité avec salariés, risque, associés, bénéfice réinvestiIS 23 % + dividendes 25/30 %Limitée aux apports
Shutafut (partenariat)Plusieurs associés sans sociétéTransparent : chaque associé imposé en nom propreIllimitée et solidaire

Les deux statuts d'indépendant sont détaillés dans le guide osek patur / osek morshé ; cette page compare l'indépendant à la société et explique comment créer cette dernière.

La fiscalité d'une société en 2026

  • Impôt sur les sociétés : 23 % du bénéfice fiscal, stable depuis 2018, payé par acomptes mensuels (mikdamot) calculés en pourcentage du chiffre d'affaires, régularisés avec le bilan annuel.
  • Dividendes : 30 % de retenue pour un actionnaire qui détient (ou a détenu dans les douze mois) au moins 10 % de la société, le cas du dirigeant ; 25 % sous ce seuil. Les dividendes entre sociétés israéliennes sont exonérés.
  • Surtaxe de 3 % (mas yesef) sur la part des revenus personnels au-delà d'environ 721 000 ₪ par an, dividendes compris, et 2 % supplémentaires sur les revenus du capital au-delà du même seuil depuis 2025 : un gros dividende peut donc coûter 35 %.
  • Plus-value sur la cession des parts : 25 %, ou 30 % pour un actionnaire significatif.
  • Pertes : report en avant sans limite de durée, aucun report en arrière.
  • TVA : 18 %, déclaration mensuelle ou bimestrielle, obligatoire pour toute société ; les exportations de services sont à taux zéro sous conditions.
  • Sociétés technologiques : une « entreprise privilégiée » (mifal mu'adaf) de la loi d'encouragement des investissements peut descendre à 16 %, 7,5 % en zone A, voire 6 % pour les très grands groupes, avec dividendes à 20 %. Ce régime suppose de la R&D et des exportations, pas un consultant seul.

Le salaire que la société verse à son gérant est une charge déductible, imposée chez lui au barème progressif comme n'importe quel salaire, avec cotisations sociales des deux côtés.

Société ou indépendant : les chiffres

Le tableau compare, pour un même bénéfice annuel, l'impôt sur le revenu d'un indépendant (barème 2026, 2,25 points de crédit, hors Bituach Leumi) et l'impôt total d'une société qui distribue tout son bénéfice en dividendes (23 % puis 30 %). Les cotisations sociales, qui pèsent surtout sur l'indépendant et sur le salaire du gérant, ne sont pas incluses : elles rapprochent les deux colonnes aux bénéfices moyens sans inverser la conclusion.

Impôt sur un bénéfice entièrement sorti, indépendant contre société, 2026
Bénéfice annuelIndépendant : impôtTaux moyenSociété : IS + dividendeTaux total
250 000 ₪35 278 ₪14,1 %115 250 ₪46,1 %
500 000 ₪120 730 ₪24,1 %230 500 ₪46,1 %
900 000 ₪306 850 ₪34,1 %414 900 ₪46,1 %
1 500 000 ₪606 850 ₪40,5 %691 500 ₪46,1 %

Lecture : à bénéfice entièrement distribué, la société coûte toujours plus cher que le nom propre, même à 1,5 million. L'avantage apparaît avec la rétention : un bénéfice laissé dans la société n'a supporté que 23 %, contre 47 % (+ 3 % de surtaxe) pour la dernière tranche d'un indépendant. Une société qui garde 300 000 ₪ par an pour investir, acheter du matériel ou constituer une réserve économise la différence, soit près de 70 000 ₪ par an, tant que ces bénéfices ne sont pas sortis.

Le piège : cet avantage de rétention est précisément ce que la réforme des sociétés portefeuille (plus bas) attaque depuis 2025, avec une taxe de 2 % par an sur les bénéfices non distribués excédentaires et, pour les sociétés de prestation personnelle, une imposition directe chez l'actionnaire. Le calcul « 23 % et je garde tout dedans » ne tient plus sans analyse.

Salaire ou dividendes : la bonne combinaison

Une fois en société, le dirigeant se paie de deux façons. Le salaire est déductible du bénéfice (il échappe à l'IS), imposé chez lui au barème progressif, soumis à Bituach Leumi (part salariale et patronale) et à la pension obligatoire ; il ouvre les droits sociaux et utilise les points de crédit. Le dividende ne subit pas de cotisations sociales, mais a déjà supporté l'IS et prend 30 % en plus.

  1. Un salaire qui épuise les tranches basses : jusqu'à environ 21 000 ₪ brut par mois, le taux marginal reste à 20 % ou moins, bien en dessous des 46 % du dividende, même en ajoutant les cotisations.
  2. Au-delà, comparer tranche par tranche : entre 31 et 35 % de taux marginal plus cotisations, le salaire et le dividende se valent à peu près ; à 47 %, le dividende gagne.
  3. Garder le reste en société si l'activité le justifie, en documentant la raison (investissement, trésorerie, projet), ce que la réforme 2025 exige désormais.

Le gérant salarié de sa propre société est un salarié pour Bituach Leumi : cotisations patronales de 3,55 % puis 7,6 % selon la tranche, part salariale de 3,5 % puis 12 %, et pension obligatoire de 18,5 % du salaire au total, les mêmes règles que sur un bulletin de paie ordinaire.

La réforme des « sociétés portefeuille » (amendement 277, 2025)

Jusqu'en 2024, un consultant, un médecin ou un développeur pouvait loger sa prestation dans une société, se verser un petit salaire et laisser le reste imposé à 23 %. La loi de finances 2025 a fermé cette porte pour les sociétés fermées (cinq actionnaires au plus, contrôlées par des personnes physiques) avec trois mécanismes :

  • Sociétés de prestation personnelle : quand la société tire l'essentiel de son revenu de l'activité de l'actionnaire lui-même, avec un client qui représente 70 % ou plus du chiffre d'affaires sur 22 des 36 derniers mois, le bénéfice est imposé directement chez l'actionnaire comme un revenu du travail (barème jusqu'à 50 %), comme si la société n'existait pas. La règle ne s'applique pas si la société emploie au moins quatre salariés hors actionnaire et proches.
  • Rentabilité élevée : pour les sociétés fermées à forte marge (au-delà de 25 % de rentabilité, chiffre d'affaires inférieur à 30 millions ₪), une partie du bénéfice au-delà du seuil est également imposée chez l'actionnaire.
  • Bénéfices accumulés : les bénéfices non distribués « excédentaires » (au-delà de ce que l'activité justifie, avec un plancher de sécurité) supportent une taxe additionnelle de 2 % par an, y compris sur le stock accumulé au 31 décembre 2024. Alternative : distribuer au moins la moitié sur cinq ans, faute de quoi une distribution peut être présumée.

Sont épargnées les entreprises privilégiées de la loi d'encouragement, les sociétés avec de vrais salariés et celles dont les bénéfices servent effectivement l'exploitation. Le message est clair : la société reste un outil pour une entreprise, pas pour un freelance. Les contours exacts de ces règles (seuils, planchers, exemptions sectorielles) font l'objet de circulaires de l'administration fiscale encore en cours de publication ; un comptable à jour est indispensable.

Créer la société, étape par étape

  1. Choisir le nom et le vérifier au registre : il doit être disponible, non trompeur, et se termine par « בע"מ » ; un nom en lettres latines est admis en plus de l'hébreu.
  2. Rédiger les statuts (takanon) : objet, capital (souvent symbolique, 100 ou 1 000 ₪), répartition des parts, pouvoirs des dirigeants. Un avocat israélien doit certifier les signatures des fondateurs : c'est obligatoire, pas une option.
  3. Déposer le dossier au registre des sociétés (Rasham Hachavarot), en ligne via l'avocat : formulaires de déclaration des administrateurs et des premiers actionnaires, statuts, paiement de la redevance (≈ 2 900 ₪). L'immatriculation prend de 1 à 5 jours ouvrés et donne un numéro de société (mispar chevra, 51-xxxxxxx).
  4. Ouvrir le compte bancaire de la société : c'est souvent l'étape la plus lente (deux à six semaines), les banques exigeant les statuts, le certificat, les pièces des bénéficiaires effectifs et, pour les actionnaires étrangers, des justificatifs de conformité. Les banques israéliennes comparées n'ont pas toutes le même appétit pour les petites sociétés.
  5. S'enregistrer à la TVA (ma'am) comme osek morshé-société, avant la première facture, et ouvrir le dossier impôt sur les sociétés (tik mas hachnasa) ; le comptable fait les deux en ligne.
  6. Ouvrir le dossier employeur à Bituach Leumi et aux retenues à la source (nikuyim) dès le premier salaire, le vôtre compris.
  7. Mettre en place la comptabilité : logiciel de facturation agréé, tenue en partie double, rapport annuel au registre, bilan audité par un expert-comptable. Une société, même minuscule, est auditée.

Coûts de création et coûts annuels

PosteMontant indicatifRemarque
Redevance d'immatriculation≈ 2 900 ₪Indexée chaque année, payée au registre
Avocat (statuts, certification, dépôt)2 000 – 6 000 ₪Davantage avec pacte d'associés
Redevance annuelle au registre≈ 1 200 ₪Majorée si payée après le premier trimestre
Expert-comptable (tenue, TVA, paie, bilan audité)8 000 – 20 000 ₪ / anSelon volume ; l'audit est obligatoire
Logiciel de facturation et de paie1 000 – 3 000 ₪ / an
Fermeture (liquidation volontaire)3 000 – 8 000 ₪Avocat + comptable ; obligatoire pour arrêter les redevances

Ordre de grandeur : 12 000 à 25 000 ₪ par an de frais fixes pour une petite société, contre 3 000 à 8 000 ₪ pour un osek morshé. À 300 000 ₪ de bénéfice, cet écart seul mange l'essentiel d'un éventuel gain fiscal.

Olim, non-résidents et sociétés étrangères

Un olé hadash peut fonder une société dès son arrivée. Mais l'exonération de dix ans des avantages de l'olé porte sur les revenus et actifs à l'étranger : une société israélienne, ses bénéfices et les dividendes qu'elle verse sont imposés normalement dès le premier jour. Les points de crédit d'olé s'appliquent en revanche au salaire que la société lui verse.

Une société étrangère détenue par un olé (SAS française, LLC américaine, Ltd anglaise) bénéficie d'une règle particulière : pendant dix ans, elle n'est pas considérée comme résidente israélienne du seul fait qu'elle est gérée depuis Israël, et ses revenus de source étrangère restent exonérés. C'est l'un des rares cas où conserver une structure à l'étranger est fiscalement rationnel ; la question est alors celle de la substance côté pays d'origine, et de la rémunération versée en Israël pour l'activité qui s'y déroule, laquelle est imposable. La convention France-Israël traite les dividendes et l'établissement stable.

Un résident israélien ordinaire qui dirige depuis Israël une société étrangère sans substance réelle à l'étranger voit cette société requalifiée en résidente israélienne (« gestion et contrôle » exercés en Israël), imposée à 23 % ici, et ses revenus passifs peuvent être taxés chez lui chaque année via le régime des sociétés étrangères contrôlées (CFC). Facturer depuis une société française pour « rester en France fiscalement » tout en vivant à Tel-Aviv ne fonctionne pas.

Un non-résident peut détenir 100 % d'une société israélienne ; les dividendes qu'il reçoit sont retenus à 25 ou 30 %, ramenés au taux de la convention (15 % pour la France en général, 5 % au-delà de 10 % de détention sous conditions). Pour acheter un bien immobilier à travers une société, le sujet relève plutôt de Kinyan Guide : la détention en société d'un logement est rarement avantageuse en Israël.

Huit erreurs fréquentes

  1. Créer une société « pour payer 23 % » sans plan de rétention : avec distribution, c'est 46 %.
  2. Oublier les frais fixes : audit, redevance, comptable, qui dépassent souvent le gain fiscal sous 500 000 ₪ de bénéfice.
  3. Ne pas se verser de salaire, et perdre les tranches basses, les points de crédit et les droits sociaux.
  4. Mélanger comptes personnel et société : les retraits non justifiés sont requalifiés en salaire ou en dividende, avec pénalités ; les prêts à l'actionnaire sont imposés.
  5. Ignorer l'amendement 277 avec un seul client et aucun salarié : le bénéfice sera imposé comme un salaire de toute façon.
  6. Laisser une société inactive sans la liquider : redevances, amendes et interdiction de diriger d'autres sociétés s'accumulent.
  7. Utiliser une société israélienne pour les activités étrangères d'un olé, alors qu'une structure à l'étranger aurait conservé l'exonération.
  8. Négliger la retenue à la source : les clients israéliens retiennent jusqu'à 30 % sur les factures d'une société sans certificat d'exemption (ishur nikui mas bamakor) ; il se demande dès la création.

Et en 2027 ?

Le taux d'IS de 23 % n'est pas remis en cause dans les orientations budgétaires connues ; les débats portent sur l'application de l'amendement 277, dont les premières années de bilans sous le nouveau régime (exercice 2025, déposé en 2026) donneront la mesure, et sur les circulaires qui en fixent les seuils. La surtaxe de 2 % sur les revenus du capital, présentée comme temporaire, est à surveiller ; les redevances du registre sont réindexées chaque 1er janvier. Cette page est mise à jour à chaque changement ; la date figure en haut.

Questions fréquentes

À partir de quel bénéfice une société devient-elle plus intéressante qu'un statut d'indépendant ?

Si vous distribuez tout, jamais vraiment : 23 % d'IS puis 30 % sur le dividende font 46,1 %, au-dessus du taux moyen d'un indépendant jusqu'à des revenus très élevés. La société gagne quand vous laissez une part du bénéfice dans la société (taxée à 23 % seulement) pour investir ou lisser, et quand la responsabilité limitée ou l'image compte. En pratique, le sujet se pose à partir de 500 000 à 700 000 ₪ de bénéfice annuel, avec une vraie capacité à ne pas tout sortir.

Combien coûte la création d'une chevra ba'am ?

Les frais d'immatriculation au registre des sociétés sont de l'ordre de 2 900 ₪ (montant indexé chaque année), plus les honoraires de l'avocat qui rédige les statuts et vérifie les signatures, entre 2 000 et 6 000 ₪ selon la complexité. Comptez 5 000 à 10 000 ₪ au total pour être opérationnel, puis un comptable à l'année.

Quels sont les coûts annuels d'une société ?

Une redevance annuelle au registre (autour de 1 200 ₪ si elle est payée dans les délais, davantage ensuite), un expert-comptable (roeh heshbon) pour la tenue, la TVA, les paies et le bilan audité : 8 000 à 20 000 ₪ par an pour une petite société, plus un rapport annuel au registre. C'est le vrai surcoût par rapport à un indépendant, dont la comptabilité coûte deux à trois fois moins.

Le gérant doit-il se verser un salaire ?

Rien ne l'impose, mais c'est presque toujours recommandé : le salaire est déductible du bénéfice de la société, il ouvre les droits à Bituach Leumi (retraite, maladie, chômage) et à la pension obligatoire, et il permet d'utiliser les tranches basses et les points de crédit de l'impôt sur le revenu. La bonne combinaison est un salaire qui épuise les tranches à 10-20 %, puis des dividendes à 30 %.

Qu'est-ce que la réforme des « sociétés portefeuille » (amendement 277) ?

Depuis 2025, le bénéfice d'une petite société contrôlée par cinq actionnaires au plus, qui tire l'essentiel de ses revenus de l'activité personnelle de son dirigeant (consultant, médecin, développeur facturant un client principal), peut être imposé directement entre les mains de l'actionnaire comme un revenu personnel, et les bénéfices non distribués accumulés peuvent supporter une taxe additionnelle de 2 % par an. Elle vise précisément le montage « je mets ma prestation en société pour payer 23 % ».

Un olé hadash peut-il créer une société en Israël ?

Oui, dès l'arrivée, avec sa carte d'identité israélienne ou, avant, avec son passeport. Attention : la société israélienne est pleinement imposable en Israël dès le premier jour, l'exonération de dix ans de l'olé ne porte que sur ses revenus et actifs à l'étranger. En revanche, une société étrangère détenue par un olé et gérée depuis Israël reste, pendant dix ans, hors du champ de la résidence fiscale israélienne.

Puis-je garder ma société française et facturer depuis Israël ?

Pour un olé, oui pendant la période d'exonération, à condition que la société ait une substance réelle en France. Pour un résident israélien ordinaire, une société étrangère « gérée et contrôlée » depuis Israël est considérée comme résidente israélienne et imposée à 23 % ici. La convention France-Israël règle les doubles impositions, pas l'absence de substance.

Société ou osek morshé pour un freelance qui gagne 300 000 ₪ ?

Osek morshé, presque sans hésitation : à ce niveau le taux moyen de l'indépendant reste bien en dessous des 46 % de la société avec distribution, et la réforme des sociétés portefeuille vise exactement ce profil. La société redevient une question quand le bénéfice dépasse 600 000 ₪, quand vous salariez du monde ou quand vous voulez investir le bénéfice sans le sortir.

Quelle TVA pour une société ?

Une société est toujours assujettie à la TVA (18 %), sans équivalent du statut d'osek patur : elle facture la TVA, la déduit sur ses achats et déclare tous les mois ou tous les deux mois. Les exportations de services à des clients étrangers sont en général à taux zéro, ce qui rend la TVA neutre pour une activité tournée vers l'étranger.

Que se passe-t-il si la société ne fait pas de bénéfice ?

Pas d'IS, et la perte se reporte sans limite de durée sur les bénéfices futurs (pas de report en arrière). Les frais fixes, eux, restent dus : redevance annuelle, comptable, rapport au registre. Une société inactive doit être fermée en bonne et due forme (liquidation volontaire), faute de quoi les redevances et pénalités s'accumulent.

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Sources

  1. Deloitte — Israel Highlights 2026 : impôt sur les sociétés, dividendes, surtaxe, sociétés fermées
  2. Administration fiscale israélienne — taux d'impôt sur les sociétés et dividendes
  3. Registre des sociétés (Rasham Hachavarot) — immatriculation et redevance annuelle
  4. Loi de finances 2025 — amendement 277 de l'ordonnance de l'impôt sur le revenu (sociétés portefeuille, bénéfices non distribués)

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